Selon la théorie actuelle, l'énergie nécessaire à la formation des aurores boréales provient du vent solaire, un flux de gaz composé principalement de protons et d'électrons qui s'échappent du SOLEIL à des vitesses supersoniques de 300 à 1000 km/s (voir PHYSIQUE). Le vent solaire porte l'empreinte du champ magnétique solaire qui pénètre ainsi profondément dans l'espace interplanétaire. Le vent solaire interagit avec le champ magnétique terrestre et déforme ce dernier pour donner naissance à la magnétosphère (c'est-à-dire la cavité crée dans l'espace interplanétaire par le champ magnétique terrestre et ayant la forme d'une comète dont l'extrémité émoussée serait tournée vers le Soleil). Une région en forme de puits conique, baptisée cornet polaire, interrompt la magnétosphère aux alentours de chaque pôle. Une partie du plasma du vent solaire, ralenti et réchauffé par son interaction avec la magnétosphère, pénètre dans chacun des cornets puis directement dans l'ionosphère en engendrant les aurores du côté diurne. Toutefois, la plupart des particules qui pénètrent la magnétosphère contournent la Terre et, une fois arrivées sur le côté nocturne, elles finissent par s'écouler vers la Terre par des processus analogues à la convection. Certaines de ces particules sont alors accélérées dans l'ionosphère de la face nocturne et donnent naissance à de brillantes aurores.
Aurore boréale
Les aurores boréales sont provoquées par des électrons qui accélèrent en direction de l'ionosphère à une altitude variant de 5 000 km à 10 000 km au-dessus de la surface de la Terre (Corel Professional Photos).
vendredi 22 février 2008
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